Il y a de cela quelques jours, j’ai rendu visite à un ami. Comme il a le virus de la zapette, j’ai eu le privilège de voyager gratuitement d’un pays arabe à un autre. L’ami en question est un passionné de culture et civilisation arabe, une espèce en voie de disparition, me direz vous. Bref, le zappeur invétéré a jeté son dévolu, après dix minutes d'incertitude cathodique, sur une chaîne tunisienne, séduit certainement par la beauté de la chanteuse tunisienne qui était l’invité d’une émission de variété. Jusque là, rien d’anormal. Passées deux ou trois minutes, j’ai eu comme un flash. Je me suis revu des années en arrière en train de regarder ce genre d’émissions sur l’Unique. L’ennui qui s’emparait de moi quand j’étais petit a tout à coup ressurgit. Avec toutefois une différence de taille. Maintenant, je peux mettre des mots sur ce que je ressens.
En effet, je me suis mis à disséquer les images qui déferlaient devant mes yeux. Sur le plateau dénué de toute originalité trônait une animatrice flanquée d’une robe qui scintillait de partout. A côté d’elle, l’invitée de la soirée, une chanteuse qui m’a impressionné par ses qualités oratoires. Toutes les deux sont assises ; on somme il y avait une telle inertie sur le plateau que chaque minute qui s’écoulait était un supplice de plus qu’on faisait subir au téléspectateur. Il n'y avait aucun mouvement. Le comble de l'ennui, c'est lorsque des gens appellent pour souhaiter la bienvenue à la chanteuse comme s'ils étaient chez eux ! Leurs propos sont d'une platitude telle qu'on devine à l'avance leurs tournures sucrées et mièvres à la fois. C'est l'émission type qu'il ne faut en aucun cas regarder. On a l'impression que les responsables des programmes des chaînes, de tous ces pays dits arabes où sévit ce genre de « divertissements », font du remplissage. Pour eux, il faut à tout pris occuper l'antenne et donner, par la même occasion, l'impression d'une grille bien ficelée et étoffée. Concurrence oblige !
Comme vous l'aurez remarquez, et au de-là de l'anecdote racontée certes sur un ton un brin ironique, subsiste une problématique de fond concernant les médias en général et la télévisions en particulier, dans des pays comme le nôtre. En effet, la grille de l'unique, rafistolée et maquillée comme une voiture volée, traduit bien le marasme et le manque de créativité qui caractérise le paysage audiovisuel chez nous. Je suis même tenté d'utiliser, en parlant de l'ENTV, la formule célèbre de Claude Allègre : il faut dégraisser le mammouth ! Effectivement, il faut un traitement de choc pour cette entreprise réduite, par nos chers décideurs, à ne faire que dans la propagande. Rien que ça ! Domaine dont elle excelle, bien évidement. Ceci dit, cette problématique des médias ne peut être traitée indépendamment des autres préoccupations et aspirations du citoyen algérien, qui se débat depuis des lustres dans une crise multidimensionnelle. A quand la fin du cauchemar ?
En effet, je me suis mis à disséquer les images qui déferlaient devant mes yeux. Sur le plateau dénué de toute originalité trônait une animatrice flanquée d’une robe qui scintillait de partout. A côté d’elle, l’invitée de la soirée, une chanteuse qui m’a impressionné par ses qualités oratoires. Toutes les deux sont assises ; on somme il y avait une telle inertie sur le plateau que chaque minute qui s’écoulait était un supplice de plus qu’on faisait subir au téléspectateur. Il n'y avait aucun mouvement. Le comble de l'ennui, c'est lorsque des gens appellent pour souhaiter la bienvenue à la chanteuse comme s'ils étaient chez eux ! Leurs propos sont d'une platitude telle qu'on devine à l'avance leurs tournures sucrées et mièvres à la fois. C'est l'émission type qu'il ne faut en aucun cas regarder. On a l'impression que les responsables des programmes des chaînes, de tous ces pays dits arabes où sévit ce genre de « divertissements », font du remplissage. Pour eux, il faut à tout pris occuper l'antenne et donner, par la même occasion, l'impression d'une grille bien ficelée et étoffée. Concurrence oblige !
Comme vous l'aurez remarquez, et au de-là de l'anecdote racontée certes sur un ton un brin ironique, subsiste une problématique de fond concernant les médias en général et la télévisions en particulier, dans des pays comme le nôtre. En effet, la grille de l'unique, rafistolée et maquillée comme une voiture volée, traduit bien le marasme et le manque de créativité qui caractérise le paysage audiovisuel chez nous. Je suis même tenté d'utiliser, en parlant de l'ENTV, la formule célèbre de Claude Allègre : il faut dégraisser le mammouth ! Effectivement, il faut un traitement de choc pour cette entreprise réduite, par nos chers décideurs, à ne faire que dans la propagande. Rien que ça ! Domaine dont elle excelle, bien évidement. Ceci dit, cette problématique des médias ne peut être traitée indépendamment des autres préoccupations et aspirations du citoyen algérien, qui se débat depuis des lustres dans une crise multidimensionnelle. A quand la fin du cauchemar ?
publié par Nekkini dans: fragments
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