En ce moment, je ne dors plus la nuit. A cause d’une foultitude d’idées, mes nuits de sommeils sont de plus en plus courtes. Je me fais du souci. Beaucoup de souci. Pour tout vous dire, depuis le remerciement sans justification aucune de Mr Belkhadem, celui qui a veillé des nuits entières pour le bien être de tous les Algériens, il y a comme un poids de culpabilité qui pèse sur moi. Je ne cesse de me dire que nous ne sommes que des lâches parce que nous n’avons rien fais pour sauver notre cher ami Abdelaziz de la voie de garage. Apparemment la loyauté n’est pas notre fort.
Mais il n’y a pas qui cela qui me chagrine. En effet, ce qui est scandaleux dans toute cette affaire, c’est que d’impétueux militants, qui plus est cadres du vieux parti, ne se privent pas de titiller, malmener et de mener la révolte contre leur chef charismatique, Belkhadem, et ce à l’aide de scabreuses combines et manipulations. Ils ont saisi l’opportunité de le voir en mauvaise posture pour lui enfoncer le clou. C’est honteux ! On ne frappe pas un homme à terre, messieurs. Ayez s’il vous plaît l’élégance de voir d’abord Abdelaziz relever la tête et se refaire une santé pour pouvoir l’affronter. Mais bon … C’est certainement de bonne guerre.
Après la lecture de ces deux paragraphes, je vous trouve un peu circonspects. Vous ne croyez pas du tout en ma profonde compassion pour l’ex chef du gouvernement et probablement futur chef de l’exécutif. A dire vrai, vous avez raison. Ma compassion est feinte. Je ne pense pas du tout ce que je dis. En réalité, c’est le personnage politique, qui a inspiré beaucoup de mes articles, qui me fait défaut. Sans lui au gouvernement, tout paraît bien fade. La politique n’est plus se qu’elle était au temps où Abdelaziz II déambuler, l’allure fier, la barbe toujours parfaitement taillée, dans le palais du gouvernement. Comme on dit trivialement, il avait de la gueule. C’est notre Sean Connery à nous. D’ailleurs, mon souhait est qu’il accepte de jouer dans mon premier film en préparation. Une parodie de James Bond. Il sera parfait. Sans doute.
Après ces quelques considérations sans grandes importances, l’air des vacances reprend le dessus. Comme le dit Gainsbourg : Sea S.. and Sun (j’ai censuré le deuxième mot de peur d’être la cible des gardiens de la foi et du temple de la morale). J’ai intérêt à rester dans ma petite bulle, mon monde parfait, où les jolies boulangères blondes se donnent à nous sans aucune mesure.
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