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Jeudi 31 Juillet 2008
Depuis le temps qu’elles nous font souffrir, qu’elles nous snobent, on aurait pu trouver la parade à cet état de déliquescence qui nous fragilise de jour en jour. Elles nous mènent toujours en bateau ; et nous, comme des cons, les yeux écarquillés, succombons, sans résistance aucune, à leurs lubies, désirs et toutes sortes de jeux de cache-cache qu’elles nous imposent. Pauvres de nous !  
 
Par la force des choses et des exigences féminines, nous sommes tous devenus romantiques en faisant de l’exaltation du sentiment amoureux notre crédo, notre cri de guerre contre la solitude et les joies du célibat forcé. Des fleurs. On offre des fleurs, toutes sortes de fleurs. Des roses. Des lilas. Des marguerites. Des lys blancs. Des tulipes. Des géraniums. Des camélias rouges. Tout y passe. Cela suffit-il ω Non. Mille fois non.
 
Plus on y réfléchit, plus on s’enfonce. Toujours derrière elles. Agrippés à leurs jupons, nous attendons le moindre mot, le moindre geste amical pour nous lancer dans une longue tirade à leur gloire. On chante et on maudit leur beauté maléfique, parfois factice. Nous sommes incorrigibles. Têtus. On ne changera donc jamais !
 
 
 
 
Mardi 29 Juillet 2008

En ce moment, je ne dors plus la nuit. A cause d’une foultitude d’idées, mes nuits de sommeils sont de plus en plus courtes. Je me fais du souci. Beaucoup de souci. Pour tout vous dire, depuis le remerciement sans justification aucune de Mr Belkhadem, celui qui a veillé des nuits entières pour le bien être de tous les Algériens, il y a comme un poids de culpabilité qui pèse sur moi. Je ne cesse de me dire que nous ne sommes que des lâches parce que nous n’avons rien fais pour sauver notre cher ami Abdelaziz de la voie de garage.  Apparemment la loyauté n’est pas notre fort.

 

Mais il n’y a pas qui cela qui me chagrine. En effet, ce qui est scandaleux dans toute cette affaire, c’est que d’impétueux militants, qui plus est cadres du vieux parti, ne se privent pas de titiller, malmener et de mener la révolte contre leur chef charismatique, Belkhadem, et ce à l’aide de scabreuses combines et manipulations. Ils ont saisi l’opportunité de le voir en mauvaise posture pour lui enfoncer le clou. C’est honteux ! On ne frappe pas un homme à terre, messieurs. Ayez s’il vous plaît l’élégance de voir d’abord Abdelaziz relever la tête et se refaire une santé pour pouvoir l’affronter. Mais bon … C’est certainement de bonne guerre.

 

Après la lecture de ces deux paragraphes, je vous trouve un peu circonspects. Vous ne croyez pas du tout en ma profonde compassion pour l’ex chef du gouvernement et probablement futur chef de l’exécutif. A dire vrai, vous avez raison. Ma compassion est feinte. Je ne pense pas du tout ce que je dis. En réalité, c’est le personnage politique, qui a inspiré beaucoup de mes articles, qui me fait défaut. Sans lui au gouvernement, tout paraît bien fade. La politique n’est plus se qu’elle était au temps où Abdelaziz II déambuler, l’allure fier, la barbe toujours parfaitement taillée, dans le palais du gouvernement. Comme on dit trivialement, il avait de la gueule. C’est notre Sean Connery à nous. D’ailleurs, mon souhait est qu’il accepte de jouer dans mon premier film en préparation. Une parodie de James Bond. Il sera parfait. Sans doute.

 

Après ces quelques considérations sans grandes importances, l’air des vacances reprend le dessus. Comme le dit Gainsbourg : Sea S.. and Sun (j’ai censuré le deuxième mot de peur d’être la cible des gardiens de la foi et du temple de la morale). J’ai intérêt à rester dans ma petite bulle, mon monde parfait, où les jolies boulangères blondes se donnent à nous sans aucune mesure.

Mercredi 23 Juillet 2008

Nous sommes parfois confrontés à des phénomènes inexpliqués. Il y a donc encore des coins de notre monde et de la perception que nous avons de celui-ci qui échappent à la juridiction et au scalpel de la science. Quand c’est le cas, nous appelons cela des phénomènes paranormaux. Pour les expliquer, sans passer par une science souvent balbutiante et à la traine, nous faisons appel à des croyances, des légendes, des mythes et toutes sortes de raisonnements qui échappent à la logique communément admise. Je vois bien que vous commencer à froncer les sourcils. Je suis sûr que vous vous posez l’inévitable question : « mais où est ce qu’il veut en venir ω »

 

Je vais vous donner un exemple et vous allez certainement comprendre le but de mes égarements qui donnent le tournis.  Avez-vous entendu parler d’une rue qui parle et qui organise des marches à la tête desquelles trônent des portraits de chefs d’Etats ω Non ! Vous-êtes sûr ω Réfléchissez un peu, je suis sûr que vous avez une petite idée. Faites confiance à votre intuition. Puisque vous n’y arrivez pas, faisons appel aux célèbres agents fédéraux Mulder et Scully pour nous aider à y voir plus clair. Ils sont les seuls à pouvoir percer le mystère de la fameuse rue arabe puisque c’est de cela qu’il s’agit.

 

Dans le ballet incessant de l’actualité, toutes les manifestations, venant des pays dits arabes, sont souvent commentées et disséquées, par les médias, en prenant le soin d’emblée de les attribuer à la très influente rue arabe. Une rue capable de réagir au moindre fait d’actualité en scandant des slogans anti Etats-Unis et ses alliés. Ce qui m’étonne et que je n’arrive pas à m’expliquer, c’est l’omniscience, l’omniprésence et l’omnipotence de ce personnage singulier dans « le monde arabe ». Quelle est donc l’explication la plus plausible à cette rue qui s’est implanté dans tous les pays dits arabes et qui a une influence considérable sur le sort de bon nombre d’évènements politiques qui secouent la destinée de ces pays souvent mal gouvernés ω Existe-t-elle vraiment ou est-ce un procédé, un de plus me direz-vous, par lequel nos gouvernants illuminés noient et contournent les véritables problèmes ω

 

Le mystère reste donc entier. Une fois de plus, comme dans X-Files, la vérité est ailleurs. Mais cela ne nous empêche pas de relever quelques nuances péjoratives, entourant l’expression « rue arabe », qui sont en outre un début d’explication du phénomène. En effet, derrière cette appellation à priori innocente et anodine se cache des mots tels que : non organisation, tumulte, pseudo spontanéité, bruit, pulsions, réaction et non action et surtout pas de réflexion. Vous voyez bien que ceux qui ont forgé cette expression nous emprisonnent toujours dans l’image de l’autochtone incapable de produire une réflexion quelconque sur quelque sujet que ce soit et que nos réactions sont plus proches de celles de l’animal effarouché que de celles d’un esprit rationnel. En définitive, nous pouvons dire qu’à défaut d’avoir une société civile digne de ce nom, nous nous contentons d’une super rue qui nous déchargent de toutes ces préoccupations qui échappent à notre entendement. Si c’est le cas, triste est notre sort !  


Samedi 19 Juillet 2008

Bonjour chers amis,

 

Entre deux grilles de mots croisés et avant de faire la sieste, je vous écris pour vous donner de nos nouvelles. Tout à l’heure, nous avions fait une petite balade sous un soleil généreux et une mer très calme. Qu’est ce que c’est bien de vivre les choses au ralenti. J’ai l’impression de contourner la marche inexorable du temps. Elle y est certainement pour beaucoup. La jolie boulangère blonde se joint à moi pour vous embrasser et vous souhaiter de très bonnes vacances.


Jeudi 17 Juillet 2008

Pour être honnête avec vous, le titre est un peu racoleur. Ainsi, contrairement à ce qu’il  pourrait vous suggérer, je ne vous raconterai pas mes vacances avec la jolie boulangère blonde pour la simple et bonne raison que je ne suis pas encore avec elle. Je me projette juste dans un avenir, certes, hypothétique mais que je veux radieux pour moi et la jolie boulangère blonde.

 

Ceci est donc un rêve, un désir, un souhait, une hallucination, une envie qui me tenaille et me tient à cœur depuis quelques mois. Tout ce que vous allez lire sont les délires d’un homme épris de la boulangère de son quartier. Vous croyez que je suis fou ω Moi aussi, je le crois. Si les choses restent en l’état, je devrais peut-être penser à être interné. Un petit séjour dans un asile me ferait certainement le plus grand bien.

 

Etant donné que je n’ai pas de château en Espagne ni de villa au Cap d’Agde ou de yacht dans la baie de Saint Tropez et que les suites des grands hôtels parisiens me sont interdites, je ne peux lui offrir des vacances de luxe. Eh oui ! Chers lecteurs, comme des millions, sinon des milliards, de terriens, je suis pauvre. Et que font les pauvres quand ils n’ont pas les moyens de leurs désirs ω Ben, ils se débrouillent !

 

Pour mes vacances avec la jolie boulangère blonde, je nous vois bien passer quelques jours à la montagne, où plutôt faire du camping. Tout compte fait, je préfère le camping en bord de mer. Nous partirons légers au petit matin en faisant du stop. A priori, avec une blonde à mes côtés, ça ne devrait pas être compliqué pour  nous de trouver des âmes charitables prêtes à nous conduire sur notre lieu de villégiature.

 

Une fois sur place, j’installerai ma tente de 2 m2 et j’irai tout de suite après acheter des merguez pour faire un barbecue, le soir même, avec la jolie boulangère blonde et de la crème solaire indice 50 –sa peau est fragile. Je suis sûr qu’on sera heureux malgré le confort spartiate que nous offre notre tente trouée de partout. Et c’est l’essentiel. On fera la grasse matinée et on se promènera main dans la main. Nous ferons nos grilles de mots fléchés ensemble et nous discuteront de nos lectures respectives. Pendant que je ferai la sieste, elle se consacrerait à sa passion : la peinture. Elle laissera libre cours à son esprit créatif.

 

C’est juste un petit bonheur, quelques jours coupés du monde des vivants ; on sera d’ailleurs injoignables. Pourvu que les gardiens de la morale et la brigade des mœurs ne viennent pas troubler la quiétude de notre petit paradis.        

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Pseudo: NekkiniCatégorie: SociétéDescription:
Plus d'un, comme moi sans doute, écrivent pour n'avoir plus de visage. Ne me demandez pas qui je suis et ne me dites pas de rester le même : c'est une morale d'état civil; elle régit nos papiers. Qu'elle nous laisse libre quand il s'agit d'écrire. Mich
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