Hier, aux environs de 18h, je suis sorti faire un tour en ville. La pluie fine, qui ne cessait d'arroser les têtes des derniers badauds, n'a pas eu raison de mon envie d'humer l'air humide du soir. J'en ai profité aussi pour jouer au loto, sans toutefois aucun espoir de gains ! Drôle de façon tout de même de gaspiller son argent. Je vous rassure, je ne mise que de petites sommes, une fois tous les ... tremblements de terre. Et comme il y en a de plus en plus, je vous laisse deviner la suite !
J'aime bien traîner le soir en écoutant de la musique. Que voulez-vous, chacun s'évade à sa manière. J'en avais vraiment besoin, après le délire d'hier. Faut dire que c'est un exercice que j'affectionne. Marcher et se laisser transporter par la musique, quel plaisir. Ce cadre m'offre les conditions idoines à la réflexion. Je retrouve mes sens et mon côté rationnel qui m'a fait défaut quelques heures auparavant. A présent, tout s'éclaircit dans ma tête. Je distingue les sujets brûlants de l'actualité et mes états d'âmes liés à mes fantasmes, sans cesse grandissants, avec la jolie boulangère blonde.
En parlant d'actualité, qui finit toujours par nous rattraper, je ne peux passer sous silence l'information, liée à la grève des fonctionnaires, que je viens de lire, ce matin, dans les journaux. En effet, je suis sidéré d'apprendre que des enseignants contractuels, au seul motif d'exercer leur droit de grève inscrit, par ailleurs, dans la constitution, soient licenciés. C'est vraiment le monde à l'envers.
Je dois vous avouez que maintenant que la constitution se taille sur mesure, comme un beau costume griffé Dior ou Smalto, tout est permis. Il n' y a plus de limite. Aujourd'hui, c'est la révision de la constitution qui permettrait à Bouteflika de briguer un troisième mandat ; demain, c'est le droit de grève qui subira les foudres des passéistes patentés que sont nos dirigeants. Et qui sait jusqu'où iront-ils ω
Normalement, la constitution est un garde fou qui garantit la pérennité et la stabilité de la République, en veillant à ce que tout un chacun exerce pleinement ses droits et se doit, par la même occasion, de respecter les lois qui la composent. Et c'est valable pour tout le monde, y compris pour le chef de l'Etat. A commencer par le chef de l'Etat, devrais-je dire !
publié par Nekkini dans: fragments
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